Chaque année, le 21 septembre, la Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer met en lumière une pathologie qui touche environ 1,2 million de personnes en France et reste la première cause de démence. C’est l’occasion de faire le point sur les avancées récentes : après des années sans réel progrès, la recherche accélère. Le diagnostic se simplifie et de premiers traitements capables de ralentir la maladie sont apparus. Voici l’essentiel à retenir.
Un diagnostic plus simple et plus précoce
La grande avancée, c’est le diagnostic par prise de sang. Grâce aux biomarqueurs sanguins – notamment la protéine p-tau217 -, il devient possible de repérer la maladie avec une fiabilité proche des examens les plus poussés, mais sans ponction lombaire ni imagerie complexe. Déjà utilisés couramment aux États-Unis, ces tests sont en cours de validation en Europe.
Pourquoi est-ce important ? Parce qu’un diagnostic précoce ouvre la voie à une prise en charge mieux adaptée et permet d’anticiper l’organisation de l’accompagnement, avant l’urgence.
De nouveaux traitements, mais un accès limité en France
Deux médicaments d’un nouveau genre, le Leqembi (lécanémab) et le Kisunla (donanémab), ont été autorisés en Europe en 2025. Ce sont les premiers à agir sur l’évolution de la maladie — et non seulement sur les symptômes — en éliminant les plaques amyloïdes dans le cerveau.
Leurs bénéfices restent toutefois modestes : environ 25 à 30 % de ralentissement du déclin sur 18 mois, uniquement aux stades précoces, et sans guérir la maladie. Surtout, en France, ces traitements ne sont à ce jour ni disponibles en accès précoce ni remboursés, la Haute Autorité de Santé ayant rendu des avis défavorables.
La prévention et l’accompagnement, des leviers essentiels
En attendant des thérapies plus efficaces, l’essentiel se joue ailleurs : près de la moitié des cas de démence seraient liés à des facteurs de risque modifiables (activité physique, santé cardiovasculaire, audition, sommeil, lien social). Et l’accompagnement des personnes malades comme de leurs proches demeure central — l’épuisement des aidants étant un facteur reconnu d’entrée précoce en institution.
Face à une situation qui se dégrade ou devient urgente, être bien orienté vers les bonnes solutions d’hébergement et de soutien fait toute la différence.
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*Pour aller plus loin, consultez les sources de référence : France Alzheimer, la Fondation Alzheimer, la Fondation Vaincre Alzheimer, la Haute Autorité de Santé (HAS) et l’Agence européenne des médicaments (EMA).
Cet article a une visée informative et ne remplace pas un avis médical : en cas de doute ou de troubles, une consultation spécialisée reste indispensable.*





